Riegel
T2 = T1 × (D2 ÷ D1)1,06
Les records du monde s’alignent sur cette loi pour des efforts de 3 min 30 à 230 minutes environ. Hors de cette plage, la courbe s’infléchit : les temps concernés portent un astérisque.
Riegel et Cameron prolongent tous les deux un chrono récent vers les autres distances, et ils ne tombent pas d’accord. Chaque barre va de l’un à l’autre : plus elle est large, moins la prédiction tient.
par ex. 24:30 ou 1:52:10
Les deux formules prolongent ton résultat sur une courbe calée sur les meilleures performances. Elles supposent que tu es aussi prêt pour la course visée que pour celle que tu as courue : vrai entre un 5 et un 10 km, beaucoup moins au marathon.
T2 = T1 × (D2 ÷ D1)1,06
Les records du monde s’alignent sur cette loi pour des efforts de 3 min 30 à 230 minutes environ. Hors de cette plage, la courbe s’infléchit : les temps concernés portent un astérisque.
v = 13,49681 − 0,048865 × d + 2,438936 ÷ d0,7905
Vitesse en mi/h, distance en miles, courbe calée sur les meilleurs temps du 400 m aux 80 km. Ton chrono fixe un facteur personnel, que l’outil applique aux autres distances. Le calcul reproduit le tableau publié par Cameron.
effort = part de VO2max tenable
La couleur de chaque course dit la part de ta VO2max que tu tiens sur cette durée (Daniels-Gilbert). Moins de 20 minutes environ, au-dessus de 95 % : Z5. Jusqu’à 2 h 20, de 83 à 95 % : Z4, le seuil. Au-delà : Z3, l’allure marathon. Le détail est sur le calcul de la VO2max.
Une prédiction ne tient qu’avec l’entraînement de la distance visée : sorties longues et volume pour le marathon, séances à VMA pour le 5 km. Chaleur, dénivelé, vent et ravitaillement pèsent aussi, et aucune formule ne les voit. Sur une pente à 10 %, chaque mètre coûte 70 % d’énergie de plus que sur le plat, d’après les mesures de Minetti sur dix coureurs de montagne.
Entre deux distances proches, du 5 au 10 km par exemple, les deux formules tombent en général à une ou deux minutes près, si tu t’es entraîné pour la nouvelle distance. Plus l’écart grandit, moins elles tiennent : un marathon prédit depuis un 5 km reste un scénario idéal, pas un plan d’allure.
Oui, c’est la meilleure base. Même là, sur 2 303 coureurs amateurs, Riegel a prédit un marathon trop rapide d’au moins 10 minutes pour la moitié d’entre eux. L’écart vient surtout du volume : avec peu de kilomètres par semaine, tu ralentis davantage sur la fin.
Riegel applique le même coefficient de fatigue à toutes les distances. Cameron a calé sa courbe sur les meilleurs temps du 400 m aux 80 km, et son ralentissement change avec la distance. Pour 50:00 au 10 km, les deux annoncent environ 1:50 au semi, mais 3:50:01 (Riegel) et 3:54:16 (Cameron) au marathon. Quand ils divergent, pars sur le plus lent.
L’outil part d’un vrai chrono, plus parlant qu’une VMA sur les longues distances. Si tu ne connais que ta VMA, cours un 5 ou un 10 km à fond : ce temps te donnera une base plus solide.
1,06, la valeur que reprennent presque tous les calculateurs. Sur les records du monde, Riegel trouvait 1,077 chez les hommes et 1,083 chez les femmes. Plus l’exposant est haut, plus la prédiction ralentit sur les longues distances.